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Baisse des transactions immobilières au premier semestre

Les chiffres sur le nombre de transactions immobilières publiées par la FNAIM pour les six premiers mois 2012 confirment ce que beaucoup craignaient, à savoir une baisse importante de  l’activité. Une autre étude du réseau Century 21 confirme la tendance.

Les mauvaises nouvelles affluent dans l’immobilier

Les mauvaises nouvelles continuent pour l’immobilier. Après les baisses concernant les autorisations de mises en chantier dont les derniers chiffres viennent d’être publiés par le ministère du logement et celles des ventes immobilières en Île-de-France, ces publications montrent toute la difficulté d’un marché au cœur de la crise financière. La baisse se situerait entre 15 et 17% par rapport aux transactions de l’année dernière à même période.

L’annonce faite le 05 juillet par le directeur de la BCE de baisser les taux directeurs ne constitue pas seulement une décision historique mais semble ainsi nécessaire pour éviter que le second semestre soit pire encore. 2011 s’était pourtant situé à des niveaux records mais cette période semble déjà loin à des professionnels en proie au doute.

On peut par ailleurs regretter que les pouvoirs publics n’aient pas entendu les inquiétudes des professionnels et notamment la FNAIM lorsque ces derniers s’inquiétaient du recentrage du prêt à taux zéro dans le neuf et le courtier Creditas dressait alors un état des lieux inquiétant, présageant le pire pour l’année 2012.

Les perspectives pour le deuxième semestre

L’inquiétude de voir la baisse s’amplifier au second semestre est bien réelle, même si le marché relève deux bonnes nouvelles au milieu de l’afflux d’informations négatives.

  1. La Banque Centrale Européenne a baissé d’un quart de point ses trois taux directeurs, dont le taux de refinancement qui sert d’indicateur aux crédits. Mais cette décision est trop récente pour en mesurer les effets. D’autre part, les taux de prêt immobilier dépendent pour une large part des taux longs comme les OAT.
  2. Les taux d’intérêt restent orientés à la baisse et pourraient avoir une influence sur des acheteurs dont le comportement attentiste est toujours de mise. Cette baisse n’a démarré qu’en avril et n’a pu jouer que partiellement sur le premier semestre.

Mais on peut craindre que ce ne soit pas suffisant pour débloquer une situation rendue difficile par la crise économique. La solution devra venir des banques qui à l’heure actuelle continuent à durcir leurs conditions d’accès au crédit.

Elles exigent un niveau d’apport de plus en plus important qui ne peut plus être constitué par le prêt à taux zéro (limité aux logements neufs) et continuent à réduire la durée des emprunts immobiliers. Difficile dans ces conditions pour les primo accédants d’acquérir un logement, d’autant plus que la crise immobilière n’a toujours aucun impact notable sur le niveau des prix.

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