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Immobilier Ile-de-France : baisse des ventes en avril

Les récentes informations transmises par le courtier CREDITAS confirment la tendance donnée par l’ensemble des professionnels de l’immobilier et du financement. Les chiffres publiés par les notaires d’Ile-de-France indiquent toutefois qu’à l’inverse des années précédentes, Paris et ses environs n’échappent pas à la règle.

L’immobilier parisien n’est plus une exception

Baisse transactions Île-de-france

Baisse des transactions en Île-de-France

Jusqu’à présent, les analyses du marché immobilier en France distinguaient toujours celui l’Ile-de-France. Il faut dire que ce dernier constitue une exception à l’instar de la côte d’azur et des régions frontalières à la Suisse où la tendance haussière tranche avec la relative baisse constatée par ailleurs.

Toutefois, jusqu’à présent la hausse des prix n’empêchait pas le marché de trouver preneur. Cela ne semble plus être le cas et les chiffres d’Ile-de-France constituent une véritable surprise.

La baisse des transactions enregistrée en avril 2012 a de quoi inquiéter les professionnels de l’immobilier et ce, d’autant plus que le récent rapport de la Banque Centrale Européenne a montré que le nombre de crédits a chuté de manière spectaculaire en mai dernier, particulièrement dans le domaine des prêts à l’habitat. Deux annonces qui se complètent et qui prouvent toutes les difficultés d’un marché de l’immobilier qui n’a cessé d’enregistrer les mauvaises annonces.

En décembre 2012, CREDITAS faisait part de ses craintes lorsque le gouvernement FILLION s’attaquant aux niches fiscales, recentrait le prêt à taux zéro. Même s’il est difficile d’en mesurer réellement la portée, il est fort à parier que l’immobilier ancien a été affecté par cette mesure.

A la lecture de ces chiffres, le plus étonnant est de constater que la plus forte baisse enregistrée en Ile-de-France concerne Paris intra-muros. Il faut dire que l’immobilier parisien fait de la résistance en maintenant ses prix à des niveaux particulièrement élevés. Mais jusqu’alors, cette situation inflationniste n’était pas un obstacle pour un marché qui a « encaissé » un triplement de son pris au mètre carré sur à peine dix ans.

Baisse des mises en chantier de logements neufs

La situation décrite par les promoteurs n’est pas plus réjouissante. Les mises en chantier de logements neufs à fin mai 2012 font état d’une baisse de l’ordre de 20% sur les trois derniers mois par rapport à la même période l’an dernier. Il faut dire que les promoteurs anticipent une prochaine désaffection des investisseurs, à compter du 31 décembre 2012, date de la fin du dispositif SCELLIER. L’annonce récente du blocage des loyers risque donc fort de décourager des propriétaires bailleurs déjà très inquiets de l’état du marché.

Vers une bulle immobilière ?

Assistons nous aux prémisses d’une prochaine bulle immobilière que beaucoup promettent depuis longtemps où est-ce une simple crise passagère ?

Même s’il trop tôt pour répondre à la question, il est clair que de nombreux facteurs convergent vers l’aggravation de la crise : baisse du nombre de crédit immobiliers, limitation des aides à l’accession, suppression des avantages fiscaux, blocage des loyers, baisse des mises en chantier de logements neufs.

L’année 2012 sera à l’évidence un des pires millésimes de l’immobilier. Mais n’est-ce pas le reflet d’une crise économique qui secoue tous les secteurs ?

Dans ce concert de mauvaises nouvelles, les professionnels peuvent toutefois se raccrocher à la seule information positive, à savoir la baisse des taux de crédit immobilier qui se poursuit depuis avril. Toutefois, le durcissement des conditions d’octroi des prêts ne permet pas d’assurer qu’elle sera suffisante pour apaiser un marché confronté à l’une de ses crises les plus graves.

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