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La banque et l’immobilier bientôt mis à contribution ?

Les récentes propositions d’Arnaud Montebourg risquent de faire grincer bien des dents du côté des professionnels de l’immobilier et de la finance.

Le Ministre du Redressement Productif qui ne cesse de multiplier les interventions « musclées » comme en juillet dernier lors des propos virulents tenus sur PSA, a tout récemment proposé de « transférer » une partie des charges sociales patronales des entreprises vers les secteurs de la Banque et de l’Immobilier.

Mais certains propos risquent aussi de heurter. Le Ministre a rappelé que les banques étaient responsables de la crise, mais il a surtout indiqué qu’il s’agissait d’un secteur privilégié et peu concurrentiel (sic).  Mais le secteur bancaire ne serait pas le seul à être dans le collimateur du ministre, qui a également indiqué que l’immobilier pourrait être également mis à contribution.

A la recherche de nouvelles recettes

L'immobilier bientôt taxéL’objectif avoué est de transférer l’effort fiscal des entreprises sur des secteurs jugés rentables et d’éviter de faire subir cet effort aux français.

D’autres pistes ont par ailleurs été évoquées, notamment celle d’une fiscalité « écologique » sur les importations qui génèrent des émissions de gaz à effet de serre.

En attendant le rapport de Louis Gallois, commissaire général à l’investissement sur la compétitivité des entreprises françaises, qui doit être remis dans le courant du mois d’octobre, le gouvernement n’exclut pas de trouver d’autres types de recettes fiscales. Ainsi, la CSG pourrait être relevée, ce qui pourrait apporter jusqu’à 40 milliards d’euros dans les caisses de l’État.

Objectif : relancer la compétitivité des entreprises françaises

Il faut savoir que les seules charges sociales patronales « pèsent » près de 44% des salaires bruts. Conscient que les entreprises françaises ont de plus en plus de difficultés à être compétitives, le gouvernement semble préoccupé à mettre en place des mesures rapidement puisque on parle de janvier 2013.

Or, le contexte de concurrence est devenu plus complexe et se déroule dans une période de crise sans précédent. Pas certain alors que la baisse des coûts de revient suffira à inverser la tendance si l’allégement fiscal ne s’inscrit pas dans une politique pérenne, qui inciterait les entreprises à embaucher et à investir sur du moyen et long terme.

Mais ce qui est le plus inquiétant, c’est le sentiment que les propositions ne semblent pas coordonnées entre les ministères et surtout émises sans aucune concertation et alors même que le rapport de Louis Gallois n’a pas encore rendu ses conclusions.

Toujours est-il que si les propositions d’Arnaud Montebourg venaient à être retenues, ce serait un nouveau coup dur pour un marché de l’immobilier déjà très mal en point.

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