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Nouveau plan social à Citigroup

Michael Corbat n’a pas attendu pour répondre aux exigences des actionnaires de Citigroup. Un mois après sa nomination en remplacement de Vikram Pandit, il vient d’annoncer un énième plan social qui va amener la banque à supprimer 11000 postes.

Quatre années de crise

Née de la fusion entre un assureur – Traverlers Group – et un banquier – Citicorp – la banque Citigroup ou « Citi » est présente dans plus de 100 pays à travers le monde et emploie plus de 260 000 salariés. Basée à New-York et considérée comme un des fleurons de la finance américaine, elle fut la première banque au monde avant de subir de plein fouet la crise des subprimes en 2008 au point que l’Etat fédéral dut intervenir pour la sauver de la faillite.

Le gouvernement avait décidé de nationaliser partiellement la banque et le trésor américain avait pris une participation à hauteur de 36% du capital, le temps que la banque « nettoie » ses actifs. En mars dernier elle fut l’un des rares établissements à ne pas réussir le « stress test » qui évalue la résistance des banques américaines.

La raison de ce nouveau plan drastique tient principalement au fait que les instances de régulation interdisent toujours à Citigroup de reverser des liquidités aux actionnaires. Ces derniers font ainsi pression pour que la banque accélère son redressement. Ce fut le cas le mois dernier des fonds Rillium Asset Management et AFSCME, deux des actionnaires.

Enième plan social

Suppression d'emplois à CitigroupCe n’est pas le premier plan social du genre ni le plus important puisque le groupe avait déjà supprimé 50000 postes il y a deux ans et 4500 en juillet dernier. En novembre, la banque avait par ailleurs pris la décision de fermer 50% de ses agences en Grèce.

Ce plan s’engage dans une vaste opération visant à recentrer les activités de la banque et à réduire sa taille, Citigroup employant encore à l’heure actuelle 260 000 personnes dans le monde à travers 5000 agences. Ce sont les activités jugées non stratégiques qui sont concernées par la mesure, notamment la banque de détail qui subira 6200 suppressions de postes. D’autre part, le groupe devrait réduire fortement sa présence dans certains pays comme le Pakistan, la Roumanie ou encore la Turquie.

Ce plan drastique vise à  réaliser une économie de plus d’un milliard d’euros par an à compter de 2014 .

Ainsi, après UBS le mois dernier et à l’heure où les banques françaises envisagent de fermer des agences afin de réduire leurs frais de gestion, le secteur bancaire ne semble pas sortie de la crise.

 

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