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Emprunter ou autofinancer un investissement

A l’heure où les crédits aux entreprises se font rares, bon nombre de PME-PMI sont contraintes d’autofinancer leurs investissements. Mais si cela permet d’améliorer le ratio des capitaux propres, il faut veiller à ce que la dépense ne mette pas à mal la trésorerie.

Éviter les frais financiers liés au crédit

autofinancement d'un investissementLa décision de financer un investissement sans avoir recours à un emprunt résulte souvent de la volonté du chef d’entreprise d’éviter l’endettement et comporte quelques avantages si on dispose de fonds suffisants.

Tout d’abord, le recours à l’autofinancement permet d’éviter de payer des frais financiers. Cette économie est loin d’être négligeable, notamment lorsque le prêt est souscrit sur des durées moyennes de 5 à 7 ans, comme c’est souvent le cas pour les investissements.

Un emprunt de 100 000 € à 6% sur 7 ans coûtera ainsi 22 700 euros à l’entreprise sans compter les frais de dossier et les coûts liés à l’assurance.

D’autre part, un bon ratio de capitaux propres permet de préserver l’indépendance de l’entreprise. Cette dernière sera certainement plus autonome à l’heure de faire des choix si elle n’est pas endettée.

Enfin, très souvent les banques exigent du chef d’entreprise qu’il se porte garant à titre personnel, ce qui met évidemment son patrimoine en danger.

L’impact de la trésorerie dans la gestion de l’entreprise

La trésorerie est un des éléments d’analyse comptable les plus importants et constitue une préoccupation permanente de l’entreprise. Pour éviter les décalages, celle-ci doit recouvrir ses créances dans les meilleurs délais et différer le plus possible le paiement aux fournisseurs.

La crise financière qui frappe les économies depuis 5 ans rappelle combien les difficultés liées à la situation de trésorerie peuvent mettre à mal une entreprise. Le nombre d’impayés a fortement augmenté ces dernières années, alors que dans le même temps les fournisseurs accordent des délais de règlement de plus en plus courts.

Un manque crucial de trésorerie est par ailleurs un signe avant-coureur de la défaillance d’une entreprise. C’est pourquoi, il est conseillé de procéder régulièrement à une analyse de la situation et de faire appel à un expert comptable pour calculer les différents ratios de liquidité.

Ceux-ci déterminent la solvabilité de l’entreprise et sa capacité à faire face à ses engagements financiers. Ils doivent donc permettre de payer les dettes à court terme mais aussi de régler des échéances à 12 mois.

Le crédit investissement

Le choix du recours à un crédit investissement relève à la fois de la politique de l’entrepreneur et de la situation comptable de l’entreprise. Celle-ci ne doit pas être appréciée sur la simple lecture du solde bancaire mais s’analyser plus largement en établissant un prévisionnel à au moins un an.

D’autre part, la capacité d’emprunt d’une entreprise et la trésorerie sont directement liées car le banquier ne manquera pas d’étudier les différents ratios et d’analyser la situation comptable avant de décider d’accorder le prêt.

C’est d’ailleurs une des difficultés que rencontrent les médiateurs des crédits qui font face aux refus de prêt de trésorerie.

En définitive, la structure du financement d’un investissement résulte de la combinaison entre autofinancement et emprunt car la banque financera le projet à hauteur de 70 ou 80 %, ce qui nécessite que l’entreprise dispose d’un apport.

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