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Les banques vont fermer des agences

D’après une étude du Cabinet Roland Berger, les banques mettront moins d’agences à disposition de leurs clients dans les années qui viennent. Les raisons sont évidemment économiques. A l’heure de la réforme bancaire et du grand superviseur européen visant à contrôler le secteur, la fermeture d’agences annonce un bouleversement du paysage bancaire.

Le succès grandissant des banques en ligne

Fermeture des agences dans les banques de détailGérer ses comptes sans sortir de chez soi, sans faire la queue derrière un guichet ni attendre plusieurs jours pour obtenir un rendez-vous avec son conseiller est un concept qui a fini par faire le succès de la banque en ligne, d’autant plus qu’elle est meilleur marché que les banques physiques.

Boursorama, Fortuneo, Bforbank, Monabanq ou bien encore les services en ligne des grands Etablissements permettent à chacun d’effectuer n’importe quelle opération et ce, 24 heures sur 24. L’absence de structure permet de réaliser d’importantes économies qui expliquent la compétitivité des tarifs proposés.

D’autant plus que la France fait figure d’exception en Europe avec 600 agences pour un million d’habitants alors que la moyenne européenne se situe à 450. La fermeture des agences ne ferait donc que rééquilibrer les choses.

De multiples raisons

Le succès des services en ligne n’est pas la seule raison de ce grand redéploiement. La conjoncture économique pousse évidemment à repenser la manière dont la banque de détail doit évoluer.

Il faut dire que les exigences liées aux accords de « Bâle III » visant à augmenter le ratio des fonds propres et le renforcement des règles prudentielles augmentent le coût du risque et ce, d’autant plus qu’il faut s’attendre à une remontée des taux d’intérêt même si celle-ci n’est pas encore d’actualité.

C’est dans ce contexte que les Etats travaillent à créer un organisme de contrôle européen des banques et que le gouvernement français envisage une grande réforme du secteur bancaire, en séparant les métiers à risque comme le trading des opérations bancaires classiques.

La proximité contre frais de gestion

Réduction des frais de gestionToutes les grandes banques sont concernées par la fermeture d’un certain nombre de leurs agences : le réseau des Banques Populaires-Caisses d’Epargne, la Banque Postale, BNP-Paribas, le Crédit Agricole, le CIC, le Crédit Mutuel et le LCL.

Mais au final, il n’est pas certain que la fermeture d’agences bancaires affectera la relation client/conseiller. Depuis longtemps les guichets sont automatisés. On s’adresse aujourd’hui à des machines pour déposer ses chèques où effectuer un retrait. La plupart des conseillers ne disposent plus de lignes directes et nous sommes invités à nous rendre sur Internet pour consulter nos comptes, obtenir un RIB ou faire un changement d’adresse.

La relation a changé et la banque de proximité n’était plus qu’un leurre. L’étude du Cabinet Roland Berger nous informe toutefois que cette tendance devrait s’accélérer dans les années à venir.

Reste à savoir si cette restructuration sera suffisante pour compenser la baisse probable du produit net bancaire et si elle ne causera pas des « dommages collatéraux ». Enfin, il faudra bien se reposer la question de l’utilité de la banque universelle  après la crise financière.

En effet, qu’adviendra t-il de la clientèle âgée qui aura besoin du concours d’un conseiller pour les opérations courantes ? Cette logique de réduction des coûts amènera t-elle la banque à fermer arbitrairement les comptes des clients qui lui coûtent trop cher ? Autant de questions qui nécessiteront sans doute l’intervention des pouvoirs publics pour préserver le droit au compte.

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