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HBSC accusé de blanchiment d’argent

Après la banque BARCLAYS, soupçonnée d’avoir manipulé le résultat des taux interbancaires, c’est au tour de HSBC d’être accusé par une commission du Sénat américain de s’être montré laxiste en ne contrôlant pas suffisamment les transferts de capitaux et ainsi permis à des clients de blanchir de l’argent.

Une banque présente sur tous les continents

HSBC n’est pas la première banque venue. C’est un géant de la finance. La Banque HongKong and Shangaï Banking Corporation Limited n’a cessé de se développer par des acquisitions à travers le monde. Elle dispose aujourd’hui d’un réseau de filiales présentes sur tous les continents. Devenue britannique depuis le transfert de son siège social à Londres, c’est avant tout une banque destinée à une clientèle huppée, ce qui ne l’empêche pas d’avoir plus de 85 millions de clients.

Le rapport du Sénat est accablant

Les banques britanniques sont décidément dans le collimateur de la justice américaine. Après les soupçons sur la manipulation des taux interbancaires par la banque Barclays, c’est HSBC qui fait l’objet de graves accusations.

Ainsi, après avoir enquêté deux ans sur les agissements de la banque et notamment sa filiale américaine, HBUS dont la présidente actuelle, Irène Dorner a été également auditionné. une commission du Sénat américain présidé par le sénateur démocrate Carl Levin du Michigan, connu pour sa volonté de combattre la fraude fiscale et son désir de supprimer le secret bancaire, vient de remettre un rapport accablant de 335 pages (téléchargeable sur le site du sénat américain). Il se base sur plus d’un million de documents analysé et le résultat des auditions de plusieurs dizaines de dirigeants de HSBC.

Le rapport accuse ainsi la banque britannique de ne pas suffisamment contrôler les mouvements de capitaux et de permettre par son laxisme la réalisation d’opérations illicites.

Les faits reprochés

Les faits reprochés par la commission sont nombreux et concernent des activités ayant lieu dans tous les endroits du globe. On apprend ainsi que HSBC aurait accepté un transfert de l’ordre de 7 milliards de dollars en provenance de sa filiale du Mexique, alors même que les autorités américaines et mexicaines lui avaient fait part des risques liés aux activités des cartels de la drogue.

Une autre transaction douteuse porte sur des travelers chèques d’un montant de près de 300 millions de dollars établis à l’ordre de ressortissants russes par une banque japonaise.

D’autres reproches font état de liens avec une banque saoudienne soupçonnée d’avoir des relations avec des groupes terroristes.

Enfin, le rapport de la commission évoque des transactions menées par HSBC avec l’Iran, alors même que les lois américaines interdisent tout lien financier avec ce pays.

Le laxisme de l’OCC

Toutefois, le rapport sénatorial n’est pas tendre avec l’Office of the Comptroller of the Currency (OCC). Cette autorité de contrôle du département du trésor américain est chargée de surveiller les agissements des banques présentes aux États-Unis.  Incapable d’empêcher de telles pratiques, ses responsables devront tout comme ceux d’HSBC s’expliquer devant la commission.

La  mea-culpa d’HSBC

Par ailleurs, les dirigeants de la banque britannique ne nient nullement les faits et reconnaissent ne pas avoir tout mis en œuvre dans le passé pour respecter les lois américaines et ainsi avoir échoué dans la lutte contre le blanchiment d’argent. Elle assure avoir augmenté ses effectifs de contrôle afin d’améliorer la surveillance des transactions présentant un risque majeur.

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