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Faut-il interdire le crédit revolving ?

Déjà réformé par la Loi Lagarde en 2010, le crédit révolving était dans le collimateur des pouvoirs publics depuis quelques temps déjà. Considéré à juste titre comme le principal responsable des situations de surendettement et accusé de tous les maux, ce n’est donc pas une surprise d’apprendre qu’ils risquent d’être supprimés. Fil-Du-Crédit vous l’annoncé d’ailleurs dans son article du 15 juillet dernier.

De nombreuses critiques

Rappelons qu’avant même les élections présidentielles, le Sénat avait ouvertement posé la question d’un renforcement de la Réforme Lagarde jugée trop insuffisante. La Loi avait toutefois permis de mieux encadrer le crédit à la consommation. Elle visait également à limiter le nombre de crédits renouvelables en obligeant les organismes prêteurs à laisser le choix à l’emprunteur entre une réserve d’argent permanente et un crédit amortissable. Un rapport de l’assemblée des sages devait faire l’objet d’un certain nombre de propositions dans ce sens.

Récemment encore, l’association « UFC-Que choisir » alertait le Ministre de l’Économie et des Finances et saisissait le service de la Concurrence et de la Répression des fraudes sur le danger que représentait la politique commerciale des grands magasins et notamment celle liée à la distribution des cartes de fidélité dont on n’entrevoit pas toujours clairement la frontière avec les cartes de crédits.

Enfin, lors de la campagne présidentielle, François Hollande avait promis de s’attaquer au problème.

pret entre particuliers

Les grands magasins, les principaux responsables ?

Benoît Hamon, Ministre délégué à l’Economie Sociale devrait présenter en automne son projet. Il faudra donc patienter jusque là pour savoir si on s’oriente vers une suppression pure et simple des crédits renouvelables ou si les pouvoirs publics proposerons une nouvelle réforme visant à mieux encadrer leur distribution.

Les premiers visés sont les grandes enseignes, accusées de proposer une réserve d’argent sans établir en parallèle de contre-proposition avec un crédit amortissable comme l’exige la Loi. Un autre reproche porte sur les cartes de fidélité qui s’accompagnent trop souvent d’un crédit permanent sans qu’il soit possible d’accepter les unes sans les autres. Une incitation abusive au crédit pour les associations de consommateurs qui demandent à ce que l’on mette fin à ces pratiques.

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