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La BCE prendra les mesures qui s’imposent pour sauver l’euro

Le discours tenu par le directeur de la BCE a été salué par l’ensemble des places boursières européennes. Il faut dire, comme nous l’indiquions hier dans notre analyse du rapport sur le crédit du deuxième trimestre, que la pression sur l’institution de Frankfort s’était accentuée.

Pourquoi la BCE se doit-elle d’intervenir ?

Le jeu complexe qui consiste à soutenir l’économie sans acheter de la dette publique a montré ses limites et n’aura fait que retarder l’échéance. Le discours de Mario Draghi tranche donc définitivement avec la position ferme de ces derniers mois et ouvre la porte à un rachat massif des dettes souveraines.

La crise en EuropeComme on pouvait s’y attendre, la réaction sur les marchés a été immédiate, mais la vraie bonne nouvelle vient sans aucun doute des marchés obligataires et la baisse des taux à long terme espagnols et italiens.

Alors que ces derniers ne cessaient de battre des records depuis plusieurs semaines, voici que le taux d’emprunt à 10 ans espagnol (l’équivalent de notre TEC 10 ans) est repassé sous la barre de 7% vendredi. Le taux italien quant à lui fléchissait à 6,056%. La BCE vient ainsi d’envoyer un signal fort à tous les États de la zone euro et la fermeté de son discours semble avoir provoqué un regain de confiance immédiat.

Il faut dire que l’institution de Francfort détient un pouvoir que les autres instances comme la FEFS (Mécanisme européen de stabilité), créée pour remplacer le MES, n’ont pas. La FEFS ne dispose pas de licence bancaire et n’a donc pas la possibilité d’emprunter auprès de la BCE pour acheter à son tour des dettes publiques.

Nul doute que le discours de Mario Draghi devrait faire bouger les choses et on peut s’attendre à ce que la BCE accorde enfin à la FEFS cette prérogative. Celle-ci disposerait alors de la puissance financière nécessaire pour agir efficacement.

C’est donc ce message qu’a fait passer Mario Draghi, contrairement aux discours précédents où la BCE expliquait pourquoi elle ne pouvait pas racheter de la dette souveraine.

Pourtant à aucun moment Mario Draghi n’a affirmé mettre en place un programme de rachats massifs des dettes publiques. Mais la fermeté et le ton employé ont convaincu, le directeur de la Banque Centrale terminant  sur « et croyez moi ce sera suffisant« .

Comment peut intervenir la BCE ?

La Banque Centrale Européenne a stoppé son programme de rachat d’obligations depuis quatre mois déjà. En cas de nouvelle intervention, elle a deux possibilités :

  1. Elle peut choisir d’agir directement sur le marché obligataire et acheter massivement de la dette souveraine. C’est sans doute la solution que préfère l’Espagne ou l’Italie car la BCE ne demandera pas de contreparties.
  2. Accorder une licence de banque à la FEFS pour lui permettre d’emprunter auprès de la BCE pour acheter des dettes publiques. Le président de la Banque Centrale d’Autriche, Ewald Nowotny avait d’ailleurs laissait entendre que cette possibilité avait désormais des arguments. Ce schéma semple plus conforme à la mission de Banque Centrale qui est d’assurer la stabilité des prix.

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