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Quel avenir pour « Banque PSA Finance » ?

L’actualité du constructeur français Peugeot-Citroën ne cesse d’alimenter la presse économique depuis la dégradation de sa note sur la dette à long terme par l’agence Moody’s. Aujourd’hui c’est sa filiale Banque PSA Finance qui est au centre de toutes les préoccupations.

Rappel de la situation financière de PSA

Un groupe isolé et affaibli

Crise chez Peugeot-CitroënDepuis le passage de la catégorie « Ba2 » à « Ba3 » le 10 octobre dernier, l’avenir de PSA est plus qu’incertain et une nouvelle dégradation de la part de Moody’s placerait le groupe dans la catégorie « très spéculative ».

L’appréciation de Moody’s ne fait que rejoindre celle des autres agences de notation comme Standard & Poor’s qui avait placé le 25 juillet le constructeur français dans la catégorie « BB » et l’agence Fitch qui avait attribué à Peugeot-Citroën une note « BB » le 19 septembre.

Par ailleurs, d’après les prévisions de l’agence américaine de notation, le marché automobile européen pourrait baisser de l’ordre de 3 % en 2013, de quoi assombrir un peu plus l’avenir du groupe français si les perspectives de Moody’s devaient se réaliser.

Rappelons que le rapport remis en septembre dernier par Emmanuel Sartorius à Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif avait mis en évidence une situation financière et économique des plus préoccupantes. Avec un premier semestre 2012 catastrophique qui s’est conclu avec une perte de plus de 800 millions d’euros et une trésorerie à court terme exsangue, le groupe doit rapidement se restructurer et envisager une réduction importante de ses effectifs. On parle pour l’heure de 8000 suppressions de postes.

Les causes principales tiennent à la faiblesse du groupe à l’exportation et au manque crucial de partenariats avec d’autres constructeurs étrangers qui pourtant s’imposaient pour résister à une concurrence de plus en plus féroce.

Un avenir incertain 

Une chose est sûre : ce n’est pas avec quelques modifications que PSA pourra se tirer d’affaire. Il est temps désormais d’engager des réformes en profondeur et de bâtir une alliance avec un grand groupe international. Même si aucune stratégie n’est arrêtée, il est possible que certains centres de production ferment à terme comme celui d’Aulnay-sous-Bois.

Que va devenir la Banque PSA Finance ?

Financement par Banque PSAParmi toutes les mesures qui sont actuellement à l’étude, celles qui concernent la filiale bancaire de Peugeot-Citroën feraient l’objet de plusieurs propositions. Une négociation serait par ailleurs organisée par le Trésor avec les banques françaises d’après le quotidien « Le Figaro« .

Rappelons que la Banque PSA Finances a pour objet de proposer des formules de financement à ses clients finaux. Elle joue en cela un rôle essentiel auprès du réseau des concessionnaires des marques Peugeot et Citroën avec lesquels elle entretient un partenariat privilégié.

La banque a financé pas moins de 864 000 véhicules en 2010, en légère augmentation par rapport à 2009 et dégagé un résultat net consolidé de 394 millions d’euros. Elle est présente également à travers 25 pays pour soutenir les ventes du groupe.

Toujours d’après le journal « Le Figaro« , en attendant que des solutions définitives soient trouvées, l’Etat pourrait apporter sa garantie pour permettre à la banque de poursuivre son activité. Rappelons que la filiale bancaire de Peugeot-Citroën reste sous surveillance de la part de l’agence Moody’s.

Il est vrai que les notes attribuées à la filiale bancaire de PSA sont tout aussi préoccupantes puisque Moody’s avait attribué une note « Baa3 » depuis le 27 juillet 2012 et que Standard & Poor’s avait placé le constructeur français dans la catégorie « BBB- » à la même date avec une perspective négative.

L’impact des notations sur l’avenir de la banque est d’autant plus grand que celle-ci fait appel aux marchés financiers à hauteur de 55% pour se financer. Or, ces notes sont essentielles pour la confiance. C’est par ailleurs ce manque de confiance des marchés qui a placé le Crédit Immobilier de France dans la situation de quasi faillite dans laquelle elle se trouve. Pour le reste, la banque se finance à hauteur de 22% par des crédits bancaires et 7% proviennent de titrisations placées sur le marché.

 

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