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Quel avenir pour les banques universelles ?

Le rôle joué par les banques universelles dans l’origine de la crise financière pose clairement la question de leur avenir. Faut-il recentrer leurs services ou exercer un contrôle plus strict de leurs activités ?

 L’évolution des services

Le Comité des Établissements de Crédit et des entreprises d’investissement, plus généralement nommé le CECEI joue un rôle essentiel dans le contrôle des établissements de crédit. En effet, c’est lui qui donne ou qui retire les agréments.

Évidemment tous les grands groupes bancaires ont reçu et conservent cet agrément :

  • Le groupe des BANQUES POPULAIRES avec 17 entités régionales auxquels s’ajoutent la CASDEN, le CRÉDIT COOPÉRATIF et les CAISSES D’ÉPARGNE, à qui appartient le CRÉDIT FONCIER
  •  BNP-PARIBAS avec sa filiale CETELEM IMMOBILIER (ex UCB)
  • Le groupe CRÉDIT-AGRICOLE qui comprend outre ses caisses régionales, le LCL,
  • Le groupe CRÉDIT MUTUEL-CIC avec ses dix-huit fédérations CM et ses 5 banques régionales CIC
  • La SOCIÉTÉ GÉNÉRALE et sa filiale le Crédit du Nord qui comprend  la BANQUE-RHONE-ALPES, LAYDERNIER, COURTOIS, NUGER et TARNEAUD.
  • La BANQUE POSTALE

Le concept de banque universelle concerne tous ces groupes qui cumulent les spécialités. A la fois banque de dépôt, Établissement de crédit, comprenant de multiples filiales et pratiquant tous les métiers de la finance. Il faut y ajouter depuis quelques années les nombreux services annexes comme la téléphonie mobile ou les alarmes. On est loin du travail de spécialiste que devrait revêtir un métier de conseil ayant autant d’implications que celui de banquier.

Quel avenir après la crise ?

La crise financière aigüe que traversent les banques et l’ensemble du système financier pose aujourd’hui clairement la question : la banque universelle a t-elle de l’avenir ? Où plus exactement cette polyvalence sera t-elle à nouveau rentable où bien les grands groupes devront-ils revoir leur stratégie commerciale, quitte à abandonner en chemin certains services.

Les faillites enregistrées aux États-Unis ont surtout mis en évidence une gestion plus que hasardeuse des actifs des banques et non leur diversité. Ce n’est certainement pas le manque de rentabilité d’un domaine d’activité qui met en danger la banque universelle mais bien la façon dont elle appréhende le risque en matière de gestion d’actifs.

Le rôle joué par les pouvoirs publics sera donc essentiel si on veut contraindre les grands groupes bancaires à respecter les règles élémentaires de sécurité. Rappelons que la grave crise que nous traversons trouve pour l’essentiel ses origines dans le problème des subprimes américains.

Les banques outre-atlantique ont manqué à leur responsabilité en distribuant des crédits sans aucune garantie de remboursement mais les banques européennes n’ont pas fait mieux en titrisant ces crédits immobiliers « toxiques » pour les intégrer dans leur gestion d’actif financiers et les vendre à leurs clients.

Alors, quel que le soit le modèle économique vers lequel tendront les banques universelles, le contrôle renforcée de leurs activités sera un enjeu majeur pour l’économie de demain.

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